Ninja Assassin

In a nutshell: Ninja assassin, what else do you need? In any case you won’t get anymore than this.

Miss J. a des refus compréhensibles. Pourquoi aller voir pendant 99 minutes des jeunes gens (et parfois des jeunes filles) se couper en rondelles grâce à des armes blanches de diverses tailles et maniabilités mais toutes tranchantes et mortelles? Je ne sais pas si j’ai vraiment une réponse, si ce n’est l’habituel “parce que c’est cool”! Et ici, les combats sont impressionnants et ne déçoivent pas, offrant ainsi la chorégraphie adrénalinée que les spectateurs de cette oeuvre mineure seront allés chercher. Le reste n’est malheureusement pas aussi convaincant.

L’histoire est au mieux sommaire : depuis plus de mille ans le clan ninja Ozunu recueille des orphelins et les entraîne à devenir les assassins les plus terribles et efficaces qui soient. Le jeune Raizo (le sculptural et marmoréen Jung Ji-Hoon ou Rain) , achevant son dur apprentissage, décide, révolté par l’âpreté et la cruauté du clan, de liquider ses frères ninjas. Une traque mutuelle commence alors. Elle s’achèvera quelques années plus tard, à Berlin quand une naïve et jolie criminologue d’Europol, Mika (Naomie Harris) se décide à enquêter sur des crimes politiques irrésolus dont les ninjas pourraient être les responsables. Elle devient la cible du clan et Raizo, on ignore bien comment, l’apprend et se met à la protéger jusqu’au combat final contre le terrifiant maître des Ozunu.

Parsemé de trous aussi grand que le Japon, le scénario n’hésite ni devant les absurdités, les incohérences et les dialogues invraisemblables pseudo-philosophiques énoncés avec un sérieux papal. Tout cela peut entraîner à sourire mais à condition d’être amateur de film de genre, le résultat, sanglant et vif dans les scènes d’action, heureusement régulières, est attrayant. James McTeigue, habile faiseur, dont V comme Vendetta avait séduit, déçoit néanmoins quelque peu car son montage manque de clarté et les scènes entre les combats sont souvent invraisemblables, lentes et longues, même si les admiratrices (et admirateurs) de la plastique de Raizo en auront pour leur argent – mes voisines de séances en ont soupiré d’aise. Les amateurs de manga musclés, de shurikens et de katanas y trouveront donc leur compte, un plaisir coupable. Les autres feront bien, tout comme Miss J., de s’abstenir.

En résumé: je n’avais pas envie d’y aller, une histoire de jeunes gens qui se coupent en rondelles, c’est mal barré pour ne pas avoir des cauchemars la nuit. Voici donc ma traduction de ce qu’a vécu Monsieur D qui aime ça, lui.

Miss J quite understandably vetos certain things. Why go to watch 99 minutes-worth of young people (sometimes young girls) chopping each other up with assorted knives of various shapes and sizes – all sharp and deadly?  I don’t know if I have an original answer to that, just “because it’s cool!!” The fight scenes are impressive and fail to disappoint here, delivering to the audience the adrenaline-fuelled choreography they went for. Sadly however, the rest is a disappointment.

The plot is perfunctory at best: the Ozunu ninja tribe has been taking in orphans for the past thousand years, training them into the most terrible and swift assassins in the world. Young Raizo (played by the well-chizzled and marble-like Jung Ji-Hoon or Rain) has just completed his apprenticeship. Sickened by the tribe’s poisonous cruelty, he decides to wipe out his fellow ninjas. And so, a mutual manhunt begins. It climaxes several years later in Berlin, when a naïve and pretty Europol criminologist, Mika (Naomie Harris) decides to investigate some unsolved political crimes that the ninjas might be responsible for. For unclear reasons she becomes the target of both the tribe and Raizo, discovers this and defends herself up to the final fight scene against the terrifying Ozunu master.

Riddled with holes the size of Japan, the plot doesn’t flinch in the face of its own absurdities, incoherencies, and laboured pseudo-philosophical dialogues delivered with Pope-like solemnity.  It can still bring a smile, but only if you’re a fan of the genre thanks to the pleasingly bloody, vivid and mercifully regular action scenes that ensue. James McTeigue is a skilled director, and was great with V for Vendetta, but this is a little disappointing, as his montage lacks clarity and the scenes between the fights are consistently implausible, slack and longwinded, even if admirers (of whatever gender) of Raizo’s physique will get their money’s worth – the contentedly sighing girls next to me at the screening were making the most of that. Fans of hardcore mangas, shurikens and katanas will enjoy it as a guilty pleasure. Anyone else, like Miss J., is better off giving it a miss.

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