In a nutshell : Romain Duris’s character can seduce them all, or can he ? Vanessa Paradis might prove hard to get, very hard. Pleasant actors, funny script, beautiful setting, overall a charming rom-com.
La question de base que vous devez-vous poser est celle-ci : êtes-vous sensible ou pas au charme de Romain Duris ? Si vous y êtes allergique, oubliez jusqu’à l’existence de ce film, l’acteur y est de tous les plans. Si vous êtes fan, courrez-y ! Et si, comme moi, vous faîtes au mieux preuve à son égard d’une neutralité toute helvétique vous pouvez vous laisser tenter, car le scénario est suffisamment solide et divertissant pour faire oublier son côté freluquet et gavroche qui régulièrement pouvait me faire douter de ses talents de séducteur. En même temps, peu importe mes conclusions, je n’étais pas le primo-récipiendaire de ses yeux de velours et de ses tactiques de Casanova.
Car l’homme est un stratège et dirige une agence composée de sa sœur (Julie Ferrier) et son beau-frère (François Damiens, convaincant cabotin) qui garantit aux familles et amis de femmes malheureuses dans leur couple de transformer n’importe quel compagnon goujat en (mauvais) souvenir. Comme le garçon est un artiste et que ses ruses sont des œuvres d’art de romantisme, au vol de colombe et à la larme près, les dettes s’accumulent. Cela le force à accepter l’immorale tâche de briser une semaine avant leur mariage le couple parfait que forment l’autoritaire Juliette (Vanessa Paradis) et l’exemplaire Jonathan (Andrew Lincoln), anglais attentif, charmant et millionnaire ce qui ne gâche rien. Alex (Romain Duris) devra alors tout mettre en œuvre pour séduire la belle, en dépit des gaffes de ses équipiers, de la pression continue de ses créditeurs et de ses commanditaires, de la lourdeur salace de la meilleure amie de Juliette (Héléna Noguerra parfaite), et surtout de la méfiance légitime de ladite fiancée, concentrée sur la préparation d’une cérémonie de rêve monégasque.
Le scénario est cousu de fil blanc, mais Pascal Chaumeil, inspiré, lui insuffle ce qu’il faut de rythme de vie pour que l’alchimie entre les héros fonctionne. Les seconds rôles finement sélectionnés viennent pimenter l’action dès que l’histoire se relâche et le résultat est attrayant. L’ardeur des comédiens alliée à un évident professionnalisme d’une équipe décidée à livrer un très beau divertissement, « à l’américaine », porte ses fruits et sans être exceptionnel le film, léger et ensoleillé, séduit, faisant oublier ses quelques faiblesses.
Les spectateurs ne s’y sont pas trompé et ont fait de cette fantaisie pétillante le succès français comique de ce début d’année. Tant mieux. Il est amusant de constater qu’aucune chaîne de télévision ne croyait en ce projet, et que venant le moment d’acheter les droits, elles s’en mordent les doigts. Ne mordez pas les vôtres et si vous souhaitez un moment de détente allez sourire devant les pitreries de Damiens, les moues de Paradis et les entrechats de Duris.
En résumé : Romain Duris sait faire fondre les filles en tant qu’arnaqueur, mais il a beaucoup plus de mal avec Vanessa Paradis qui, ayant du goût, préfère un anglais. Une consolation pour lui: le film le met en valeur du début à la fin: pas l’anglais.
After some weighty filmviewing (The Ghost Writer, Precious), this Romain Duris-fest L’Arnacoeur (directed by Pascal Chaumeil) proved as light and fluffy as a space kitten, touting escapist sparkling views of the Côte d’Azur as a shooting location to boot. It’s a comedy about a three-member hit team hired by the friends and families of women to help extricate them from the dead-end romances they can’t admit to themselves they’re unhappy to be in. Half-smouldering, half squinting team member Alex (Romain Duris) is the Bait, the supposedly irresistible romantic sputnik capable of making a break-up sized dent in any stalling relationship, tactfully and tearfully slipping away without following through on an actual romance with his target. The film opens slickly with a breakneck paced demonstration of the team’s surgical precision: a holidaymaker in Morocco is ingeniously lured away from her stolid, beach addict boyfriend in an emotional epiphany at Alex’s side, with him posing as an emotionally damaged ‘humanitarian aid worker’ epitomising just the kind of (in this case unfortunately entirely fictitious) man she really wants. Things take on a whole new difficulty level for Alex, however, when he’s hired to steal away wealthy heiress Juliette (Vanessa Paradis) from her seemingly perfect fiancé Jonathan (Andrew Lincoln). The whole thing also comes to smack more of mobsterism and blackmail than a genuine rescue.
The mission takes on desperate dimensions because only a week remains before Juliette and Jonathan’s wedding. A giant gorilla of a thug moreover keeps sporadically turning up to give the hapless Alex a thump or to dangle him by his feet out of a window by way of encouragement. He passes himself off as Juliette’s bodyguard, earning her instant hatred, trailed constantly by the other valiant two team members, Alex’s sister Mélanie (Julie Ferrier) and her husband Marc (François Damiens). The whole film is clearly a lovingly crafted foil for Romain Duris to shimmy around, twirling and strutting his stuff, which he does with self-deprecating aplomb and good grace. He’s the ideal choice for the role, for once fitting perfectly into the grey area between smooth, suave and sexy, and just plain leery and sleazy. He’s 20% grease for the film, which is just about the right proportion of letch to fuel the comedy. A perky comedic plot keeps things hurtling along nicely, and whenever the plot slackens for the inevitable odd romantic interlude, as already mentioned, some glorious views of Monaco and the Côte d’Azur are there to pass the time. Perfect eye candy if Romain Duris isn’t entirely your thing (my case) and if fantasising about Mediterranean suntraps is (also my case, particularly for a dank and drizzly winter evening). It’s an efficient comedic ‘product’ of a film that delivers what it promises, no more, no less. No need for feeling scammed then, unlike the hoards of newly single women featuring in this film, had they ever realised what Alex was actually up to.


