In a nutshell: The same three idiots, Alan, Stu and Phil, from the Hangover wake up hazily with the younger brother of Stu’s bride missing. They need to find him not in Vegas but in the sultry streets of Bangkok so Stu can get married. This new setting transforms their silly fun into something more sordid, a kind of a neocolonial obtuse and insulting adventure. A very bad trip indeed.
Alors que devant le succès des mésaventures des trois fêtards, déjà 200 millions de dollars de recette, on annonce le tournage du n°3, à Amsterdam dit-on, le n°2 débarque sur nos écrans et fait un carton. La raison de ce succès m’échappe, et c’est peu de le dire. Autant le premier avait pu m’amuser par l’originalité transgressive de son argument : un enterrement de vie de garçon est transformé en enquête par les trois zozos ahuris qui retracent leur joyeuse nuit à Vegas pour retrouver Doug, leur ami perdu, l’indispensable fiancé. Autant ce second volet m’insupporte par sa sordide vulgarité, ses plaisanteries insipides et faussement provocantes et son manque total d’imagination.
Todd Phillips se montre incapable de proposer autre chose qu’une répétition poussive, à la scène près, des péripéties du premier épisode. Le lieu change, Bangkok plutôt que Las Vegas, le disparu n’est plus le marié mais le jeune frère de la mariée, l’animal enlevé à de dangereux individus n’est plus le tigre de Mike Tyson mais le singe de mafieux russes, etc. Et ce n’est pas tant la paresse d’un scénario indigent qui choque mais plutôt l’arrogance d’un réalisateur méprisant son public et le pays dans lequel il met en scène les provocations puériles et grotesques de ses protagonistes.
Si Las Vegas peut se prêter à n’être qu’un décors aux abus des héros, la Thaïlande ne se résume pas qu’à cela. L’imposition néocoloniale et je-m’en-foutiste de ces fêtards états-uniens, la transformation des rues de Bangkok en arrière plan exotique et de ses habitants en objets décoratifs pour les seuls besoins des héros choquent. Le refus de prendre en considération, même de manière minimale, la culture de l’autre, autrement que comme un pittoresque dont on peut se moquer, est à mon avis indigne.
Les malheureuses provocations, la recherche sans répit de moments chocs, bêtes et méchants, le carnavalesque revendiqué de l’ensemble n’ont pas été cette fois-ci une catharsis, une désacralisation hédoniste et gourmande des valeurs des classes moyennes américaines, mais la trivialisation malencontreuse des rares qualités des héros. Ne demeurent donc que trois abrutis rances, errant sans inspiration dans le sud-est asiatique, recréant sans surprise une nuit de débauche où leurs inventions inutiles déçoivent quand elle ne dégoûte pas tout simplement.
En résumé : Un film dénué de sensibilité et de vrai imagination comique, d’un grotesque paresseux et sans aucune originalité. A éviter..
We went to see Todd Phillip’s Very Bad Trip 2 (The Hangover 2) as the second lap of a mini film binge one evening, crossing Paris from Les Halles and the gentle uplifting delights of Le chat du rabin to Odéon, in mood for something silly and brainless. But, good god, not THAT silly and brainless. Opting for Very Bad Trip II proved the good mood killer of the century, at least for Monsieur D., who emerged despairing for the future of humanity, every one of his values trampled by the high-adrenaline, low-taste, lazy, uninspiring **** that spilled off the screen.
I hadn’t seen the first in the series, but apparently it was a little better. The general idea is a stag night that goes so insanely wrong, it all becomes Jackass-esque and you get to have a laugh at just how disastrous everything is. The first in the series was set in Las Vegas, but for this sequel the same hapless stag night guy (dentist Stu, played by Ed Holmes) is off to Thailand for his second stab at a wedding. Bangkok becomes the rent-a-backdrop for endless rounds of mayhem – dead bodies, a trail of destruction, the friends awaking the next day with no idea where on earth they are…
It’s all as crass as it comes, but is unforgivably lazy in its use of Thailand as a backdrop, descending rapidly into the sordid without anything truly original or subversive to redeem it, brazenly cashing in on the original while bringing little new to the table. I at least hadn’t seen the original version so I enjoyed the randomness of the original ‘how did we get here’ gag, but soon grew tired of the sheer idiocy of the characterisation and the laziness of the humour. There was such raucous laughter and applause around us at the end though, that a further sequel looks depressingly likely – we’ll be giving that one a miss, for sure.






