In a nutshell: Beloved André Franquin’s comic book creation, Marsupilami, finds a fairly good home in Alain Chabat’s adaptation. After a rather sluggish start, the movie offers good moments, epic forays into absurdity and burlesque, and many laughs. Not too shabby!
Toujours plus convaincu de sa mission de service public, Franglaisreview offre une seconde critique pour un week-end de Pâques pouvant parfois sombrer dans la morosité. Que faire une fois tous les oeufs découverts pour protéger son butin ? … aller au cinéma voir ce qu’un spécialiste ferait. En effet, le marsupilami vous démontrera en moins de deux heures tout ce qu’il faut faire pour préserver ses oeufs de toute vilénie.
S’inspirant de l’univers de Franquin, Alain Chabat reste très respectueux des codes de la bande dessinée initiale, du cadre écologiste voulu par l’auteur, et plus généralement des volontés du créateur de cet étonnant mammifère ovipare à la queue démesurée. Ainsi nuls sang, mort, gros mots ou sexe et une loufoquerie tendre autour de personnages aimablement grotesques. Spirou et Fantasio ont disparu – pour des questions de droits impossibles à négocier à ce que j’ai pu comprendre – mais ils sont remplacés par Dan Geraldo, un journaliste falot attachant (Alain Chabat himself), et son guide palombien débrouillard et affable mais à l’honnêteté douteuse (Jamel Debbouze). Ce couple mal assorti, très buddy movie des années 1980, sera confronté à la dictature palombienne et plongé dans les méandres de sa jongle touffue dans laquelle se nichent les secrets de la jeunesse éternelle et un jovial marsupilami, bientôt père de famille.
Malgré un démarrage lent, assez maladroit à cause, notamment, d’un perroquet et d’une petite fille lamentables, à la limite de la beauferie (beaufitude si vous êtes de gauche, beaufisance si vous êtes de droite), l’humour de Chabat et Franquin finit par se déployer et emporter l’adhésion des petits et grands. Le réalisateur, fier quart de Les Nuls, a su garder une fidélité à l’absurde et au décalé de la formation qui le rendit célèbre. Fausse publicité, répliques qui crépitent, moments farfelus, corrosifs, parfois vaste n’importe quoi rappellent les plus belles heures du quatuor. L’espièglerie et la générosité de l’auteur lui permettent d’ailleurs de rendre attrayantes, ou du moins pas trop déplaisantes, jusqu’à la faiblesse de certains gags, ou les qualités bancales de sa mise-en-scène, pourtant très soignée.
Son marsupilami n’est peut-être pas aussi présent que les fans de l’animal l’aurait voulu mais ce marsupial est farouche et il réjouit à chaque apparition. On peut regretter néanmoins le recours à Jamel Debbouze, qui le temps passant démontre film après film les limites très nettes de son personnage et de ses faibles talents d’acteurs. L’homme est éminemment sympathique mais son personnage de gentil escroc convainc peu et son incapacité à parler l’espagnol surprend, après tout il est censé être palombien. Heureusement, il a, çà ou là, des répliques d’anthologie (“Attention! Il tire à carottes réelles” fait partie de mes favorites) et une ou deux scènes avenantes, dont une rencontre avec un chien que je ne déflorerai pas.
Astérix et Cléopâtre était plus réussi, mais Chabat n’a pas à rougir de son Marsupilami, ni les spectateurs de regretter leur billet. La fantaisie de l’ensemble, les chorégraphies étonnantes, un Lambert Wilson dans une forme exemplaire, et un dynamisme imaginatif offrent les sourires que l’on attend, les rires que l’on désire, et un ou deux instants d’hilarité pour lesquels on ne peut être que reconnaissant.
En résumé: Houba, houba, hop !
This film has hit the French box office like a tornado, having tipped as the most successful French comedy since Les Intouchables. It stars the same duo behind Asterix and Cleopatre, Alain Chabat (who stars and directs) and Jamel Debbouze, this time in an adaptation of Franquin’s much-loved Belgian comic book series, Marsupilami. For reference, the Marsupilami is an unbelievably sweet, if fierce on demand, feline creature from the south Amercian tropical rainforest, whose most striking feature is his versatile mile-long tail.
This is a comedy that goes all out to tick as many boxes as possible for a diverse audience – at times simperingly sweet and child-friendly, at others, violently absurd. Alain Chabat’s origins in the comic outfit Les Nuls come through loud and clear, with generous parodic digs at advertising culture, and violent carnivalesque elements that make it far from just a children’s flick. That said, there are moments when it loses its momentum and it drags its feet somewhat.
We follow Alain Chabat as a journalist, Dan Geraldo, who’s been given his ‘last chance’ at his prominent TV presenter’s job in France owing to sagging ratings, and who is sent to ‘Palombia’ to track down the chief of the the Paya tribe for the scoop of the year. His guide is the hapless conman Pablito (Jamel Debbouze), and the two quickly find themselves running into very hot water with the country’s ruling military despot General Pochero (Lambert Wilson), who turns out to be quite the Céline Dion fan. Moreover, they have competition for the marsupilami: the ancient mad zoologist Prof Hermoso (Fred Testot) is after it, especially once he discovers that it feasts on the orchids of eternal youth ($$$).
While none of it makes for life-altering viewing, it is extremely mood-lifting and almost subversively ridiculous in a way that’s not that easy to pull off. Either way, it had us laughing throughout, and despite some slack moments here and there, it made for excellent comic viewing. And it’s definitely worth staying to the end of the credits. I’d even go again – if only to practice my French, bien sûr, cough cough…



