Magic Mike

How exciting a new movie by the usually talented Steven Soderbergh! Problem, the man is tired and talks regularly about retiring, after the mediocre Contagion, the awful Haywire (Piégée) and now this, maybe he should.

We’ll start this new season (the 4th) of Franglaisreview by a triple critique by Mlle L., Miss J. and finally M. D. Enjoy!

C’est désormais un fait établi, Steven Soderbergh, comme Ron Howard, est l’heureux papa d’un univers cinématographique allant de “fort honnête” à “absolument catastrophique”, en alternance et avec une régularité exemplaire.

Par exemple, je suppose que comme tout un chacun, vous aviez grandement apprécié Traffic, Che, The Informant! ou encore The Good German; vous avez certainement passé d’agréables soirées pyjama devant les DVD de Ocean’s 11 et Ocean’s 12, voire de Out of sight. Et vous avez sans aucun doute eu envie de vous taper les 17 heures de vol jusqu’à Los Angeles rien que pour éclater sa face à Soderbergh, si comme moi vous avez subi le visionnage absolument traumatique des atrocement nuls Full Frontal et The Girlfriend Experience.

“The girlfriend experience” : vous allez voir ce film, si à la fin votre copine a aimé, larguez-la!

Bon, autant  vous le dire tout de suite, avec son nouveau Magic Mike, Soderbergh va ajouter un titre de plus à sa liste de “gros navets tout pourris”. Pas le pire, certes (Full Frontal se maintient en pôle position les doigts dans le nez) – mais, sauf si vous bénéficiez d’une carte d’abonnement cinéma annuelle, sachez tout de suite que ce film ne vaut pas le prix que vous coûtera votre billet.

A part pour ce qui est de la performance géniale de Matthew McConaughey, Magic Mike oscille mollement entre le “réchauffé pas désagréable mais un poil benêt” et les conseils en épanouissement personnel d’un Cosmo spécial auto-bronzants. A savoir (florilège des révélations et autres messages que Soderbergh nous fait – lourdement – passer “grâce” à son film) :

#1            “Prendre de la drogue, attention, ça rend drogué”;
#2            “Vivre la nuit en brûlant la chandelle par les deux bouts, ça ne peut pas durer éternellement”;
#3            “L’amour, y a que ça de vrai”;
#4            “Les amis, c’est chouette aussi”.

“Big up” pour la morale (en quatre points) de ce film, tout en pectoraux.

Voilà voilà… On se dit qu’on a bien fait de venir, après un film comme ça on se sent tout de suite plus intelligent.

Au delà de ces hippopotamesques lieux communs assénés à la truelle, le film n’est pas totalement détestable, simplement sans intérêt; les numéros de strip tease masculin sont rigolos (avertissement: ne misez surtout pas sur le nirvana érotique, Soderbergh a filmé ces séquences de telle façon qu’elles dégagent à peu près autant de chaleur et de sexualité qu’une motte de St Doux surgelée); certaines scènes vous feront sourire, si vous êtes d’un naturel jovial et que vous avez maintenu votre bonne humeur après le début du film.

Tatum désopilant (si vous êtes d’un naturel jovial, bien sûr)

En conclusion, si cela ne vous coûte pas un sou, allez toujours voir ce film, c’est une occasion d’assister pour pas cher à un spectacle des Chippendales, et ça occupe une soirée estivale de façon moins barbante que les épreuves éliminatoires de tir à l’arc aux JO sur TF1.

Quel dommage que Soderbergh ait tenu à faire philosopher (qui plus est à voix haute) ces strip teasers épilés-huilés. Ce faisant, il livre ainsi (sans doute à son corps défendant) de nouveaux arguments aux partisans du “Sois beau et tais toi”, adage qui, en l’occurrence, s’avère parfois salvateur.

En résumé : Où l’on découvre que quand on n’atteint pas son rêve de devenir charpentier par manque d’argent, il ne reste plus qu’à devenir Chippendale soi-même.  

As I write this, it is 38 degrees in the shade and I’m approaching delirium. I just wanted to warn you. Magic Mike is all about hot sultry steaminess too though, so I guess it’s kind of appropriate. Steven Soderbergh’s latest production awkwardly straddles comedy and chin-stroking socio-political commentary in a tale of love, redemption, chiseled torsos and stacks of dollar notes.

‘Magic Mike’ (Channing Tatum, on whose pre-Hollywood existence the film is roughly based) is a construction worker by day and Chippendale-style stripper by night –  no surprises which one brings home the most bacon. He in fact dreams of starting his own mahogany furniture business – no kidding – but times are tough and the bank won’t give him a loan. Which leaves him gyrating in a thong for money before hoards of improbably beautiful women, a bitter-sweet fate indeed. More seriously, it does delve a little into the alienating aspects of this kind of work  - at least for as long as I was able to concentrate on that aspect…

I would like to interrupt myself here to get something off my chest however. The good looks of the women in the audience in this film defy belief. Even more than the other aspects of the plot ably dissected by my fellow reviewers. These women are almost exclusively sleek nymphets: ‘hotties’, you might say. Don’t just take my word for it, here’s a sample:

Not too shabby

Now look what I get when I just search Google Images for ‘Chippendale audience’. I get THIS.

A wee bit shabby

The earnest social commentary seeping through this production gets on my nerves. This is a slick exercise in lascivious gazing, in a photoshopped world dripping conservative moral values of the ‘love conquers all, put the thong away’ variety. There is some pretty decent dancing and the lads put on a good show, but the plot is shot to pieces and this really isn’t Soderbergh at his best. You’d have to go back as far as Traffic for that, in my book.

In a nutshell: You might come for the hunky men, but you won’t stay for the plot, as thin as a piece of material going up a male stripper’s backside. The film – to be kind – disappoints. That said, Tatum’s alright, McConaughey’s extraordinary.

Steven Soderbergh a-t-il reçu sa palme d’or trop tôt, quand en 1989 Wim Wenders a imposé à son jury que le premier long métrage de ce jeune réalisateur, Sexe, mensonge et vidéo, soit couronné? Voilà une question à laquelle on ne répondra pas. On constatera seulement que depuis l’homme n’arrête pas et, tout comme Woody Allen, sort avec grande régularité, au moins une fois par an, un nouvel opus. Magic Mike sort presque parallèlement à Haywire et sera suivi l’année prochaine par Liberace et The Bitter Pill. Un affamé.

Affamé ?

Ce qui distingue Soderbergh est la grande variété de ses projets, aux thèmes ou à l’univers souvent très différents. Entre Kafka, The Limey et, pour moi son meilleur film, The Informant! le lien n’est pas immédiat, même si l’on constate dans ces films des obsessions communes (sur l’apparence, la vérité, la morale) et une qualité de styliste que le montage de Magic Mike ne démentira pas.

Malheureusement, depuis The Informant! Soderbergh avoue être fatigué, vide, à bout et annonce songer sérieusement à prendre sa retraite, ses derniers films lui donnent raison et Magic Mike ne fait pas exception.

Adam et Mike en attente d’un scénario. Il ne viendra pas.

Meilleur que le catastrophique Haywire (vu dans un avion, sans doute la pire vision possible pour un film, on peut donc dans le doute accorder quelques circonstances atténuantes), Magic Mike reste malgré tout dans la catégorie potagère du navet. Un chou-rave certes charnu (quelle distribution ! Tablettes de chocolat pour tous) mais très fade.

“Magic” Mike (l’énergique Channing Tatum) est un strip-teaseur de 30 ans en quête de reconversion. Il prend sous son aile Adam, un jeune homme bien de sa personne (Alex Pettyfer, irritant), et lui enseigne les ficelles du métier. Mais malgré les promesses qu’il a faites à la soeur du “Kid” (Cody Horn, très mal dirigée) – soeur dont il tombera évidemment amoureux -, il ne peut empêcher la séduction du monde de la nuit et la chute d’Adam, paumé, du paradis qu’est le club X’quisite dirigé par l’exceptionnel Matthew McConaughey, où ils dansent tous deux et gagnent en deux heures ce que d’autres obtiennent en une semaine de labeur.

Et après, on peut aller à la plage et rencontrer des filles comme cette blonde ingénue ou cette brune traîtresse. Quelqu’un a dit “cliché”?

C’est assommant de platitudes et de clichés. Rien de ce que vit Mike n’est réellement plaisant ou intéressant. Nulle imagination ou description originale d’un milieu mille fois traités, nul érotisme, on accumule les poncifs, c’est tout simplement nul. Je suppose que Soderbergh a su se délecter de l’ironie à faire un film traditionnellement à héros masculin (Haywire) avec Gia Carano, championne d’arts martiaux mixtes (MMA), et presque simultanément un film sur le strip-tease avec de jeunes éphèbes plutôt que les aguichantes danseuses auxquelles le public est habitué, mais son plaisir à être “cool” et “post-moderne” ne fut pas le mien. Le concept est largement insuffisant au vu du résultat.

A retenir néanmoins, la fluidité du montage, la bonne volonté évidente de Tatum, mais surtout McConaughey, qui depuis La Défense Lincoln s’impose comme l’un des meilleurs acteurs que le cinéma américain puisse nous offrir (Bernie, Killer Joe, The Paperboy, Mud). La séquence en une prise où il explique à Adam l’art et la manière de se déshabiller est l’unique raison pour laquelle vous pourriez aller voir ce film. Le reste décevra ou vous laissera de glace.

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1 Comment

Filed under Comedy, Drama

One Response to Magic Mike

  1. Mister s

    Bonjour à tous. Haywire n’est pas si catastrophique, il me paraît assez mou, et sans trop de raison d’être comme pas mal de ses films. Et contagion, c’est pas si mal tout de même. Steven s fait partie de ces cinéastes inconstants dans la qualité moyenne ou dans la qualité nase, on ne sait pas trop ; on peut se disputer pour savoir quand c’est vraiment nul, j’ai déteste son solaris mais la musique est parfois bizarre ; et par moments il fait la connerie, le truc à se mortifier, c’est- à – dire un très bon film. Pas mieux que the informant pour l’instant

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