In a nutshell: Maïwenn presents Maïwenn : shame. She also presents the daily chores and duties of the officers of the Child Protection Police, which is both fortunate and often powerful. A mixed bag of a movie.
Remarquable est l’idée de traiter le travail de la brigade de protection des mineurs (BPM) et on ne peut que saluer l’audace et la motivation de Maïwenn (Le Besco) pour écrire et monter un projet de cette envergure. Toujours entourée de ses amis acteurs, tous plus célèbres les uns que les autres, elle réussit à créer un esprit de troupe qui transparait à chaque image et ajoute au percutant des situations.
Mélissa, une jeune photographe (Maïwenn), mal dans son couple, se voit chargée, sans doute par népotisme, de suivre et promouvoir le travail de la BPM. Elle apprend à connaître les membres de la brigade du 19e arrondissement, leurs devoirs, leurs obligations, leurs plaisirs et leurs fêlures et tombe même amoureuse de Fred (Joey Starr), lieutenant soupe au lait, toujours à fleur de peau. Mais la vie de ces policiers est âpre et la tragédie jamais très lointaine.
Ce film semble programmé pour recevoir des éloges, mais il m’a laissé mi-figue mi-raisin, tout comme le couple ami qui nous accompagnait Miss J. et moi. Certes quelques moments sont émouvants, quelques scènes choquantes ou intéressantes mais l’ensemble ressemble plus à un long catalogue racoleur qu’à une histoire en laquelle croire. Ardu de bien saisir l’intérêt du rôle tenu par Maïwenn, il ne sert narrativement à rien, si ce n’est peut-être à nourrir le narcissisme de la réalisatrice. L’usage de son appareil photo souligne plus encore le recours au cliché et rend le film assez artificiel. D’autant plus que les acteurs, tous connus, n’ont pas réussi à me faire oublier qui ils étaient.
A l’exception de Marina Foïs, s’effaçant derrière Iris, j’ai vu et admiré Karine Viard, Frédéric Pierrot, Nicolas Duvauchelle, Audrey Lamy, Anthony Delon, Sandrine Kiberlain, Lou Doillon et j’en passe. Ce fut un moment agréable, mais un moment qui jurait avec la volonté réaliste, presque documentaire de Polisse. C’est d’ailleurs une impression très télévisuelle qui s’est imposé à moi au fil du film, les épisodes successifs qui scandent la vie de ces policiers font penser à un épisode dense de Urgences influencé par Envoyé Spécial. Je ne m’attendais pas à voir surgir Françoise Joly et Guilaine Chenu, mais n’aurais pas été surpris si cela avait été le cas.
L’enjeu des scènes, toutes motivées par la colère et une impudeur mesurée que l’on retrouve dans le travail de la réalisatrice depuis son premier One Woman Show (que j’avais beaucoup aimé), se concentre d’abord sur la vie personnelle de tous ces héros du quotidien, si compétents dans leur emploi, si blessés dans leur intimité (l’une boit, l’autre est anorexique, la troisième divorce, etc.) et font passer au second plan le travail de ces flics. La douleur, la bêtise, la violence auxquelles ils sont confrontés deviennent anecdotiques et j’aurais souhaité savoir ce qui arrive aux enfants roms enlevés à leurs parents, à ce garçon malien séparé de sa mère, ou même à ce riche et puissant père violeur, frappé par Fred (Joey Starr), dont l’acte ne semble d’ailleurs déboucher sur aucune sanction.
Ce mélange hétérogène entre comédie de moeurs, mélodrame et témoignage sur un métier difficile et précieux laisse donc perplexe. Et si certaines scènes sont très réussies (la danse en disco), certains instants très drôles (un interrogatoire autour d’un Coran), certaines répliques profondes, d’autres sont vulgaires, balourds, voyeurs, presque insupportables – Les enfants roms qui dansent dans le bus qui les emmènent, ou tous les moments narcissiques de Maïwenn avec Joey Starr. Mais, malgré mes critiques, à l’instar de l’ancien rappeur de NTM, Polisse a des qualités de punch, de vivacité, de crudité nécessaire qui font de cet objet un film marquant et saisissant.
En résumé: Polisse est un drame d’une dureté certaine sur la brigade de protection des mineurs dans le 19ème arrondissement de Paris. Il y a des moments forts mais c’est trop long, il aurait vraiment fallu couper la romance improbable entre les personnages de Maïwenn et de JoeyStarr.
I tried to forget how very much I’d hated Maïwenn’s 2009 film, Le bal des actrices, when I went to see this new production (Le bal des actrices came out just before we started Franglaisreview but I would have torn it into little pieces had I had the opportunity). Happily, Polisse is much, much better, if not an easy watch given its subject matter – presenting a ‘fly on the wall’ pseudo-documentary glimpse into Paris’ 19th arrondissements’ child protection police division.
Maïwenn not only directed the film, but unfortunately also features in it. She plays one of the least convincing roles in the drama as Mélissa, a gauche photographer with connections who is allowed to shadow the division’s ‘gritty’ lives in order to produce some kind of coffee table art book, if I understood correctly. She then proceeds to get in the way and to have a highly improbable romance with one of the police officers, Fred (JoeyStarr). His defining characteristic is finding everything to do with his work with vulnerable minors enraging and/or outrageously mishandled by his boss, who he likes to shout at. Their romance proceeds to clog up the screen and add wasteful minutes to what’s already a lumbering beast of a production, which had more than a few people fidgeting in their seats by the time it finally wrapped up – although to be fair, there was also a round of applause, which surprised me a little.
I feel like I’m talking myself into trashing the film by starting with its weakest points, so I’ll quickly move on to some of its strengths. Maïwenn shot the film in a semi-structured way, leaving the actors lots of leeway to improvise in a way that enhances the realism and the immediacy of the action. It makes for a very tense watch at times, as the scenes switch between interrogations, raids, and more disturbing material - it is all about a child protection unit after all, and the film seems quite determined to cover as wide a gamut of ‘very bad things that can happen to children’ as possible.
At times I felt uneasy and found myself thinking back to a very different film, Precious. There’s a similar sense of ‘social porn’, and there’s a voyeuristic aspect to how the film flits from one case to the next, sometimes without returning to follow through on the stories it dips into. But Polisse conveys sympathy and humour in its presentation of the work of the police officers. It directs a critical eye to how these officers are considered low down in the police food chain because they ‘only’ work with children, highlighting the versatility and strength the job demands, and the extent to which their task is frequently made needlessly overwhelming through a lack of resources. The film is pretty heavy-handed in its symbolism in bringing this home, but the ‘unsung heroes’ message certainly gets through.



