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Men in Black 3 (M.I.B. 3)

In a nutshell: Men in Black 3. Three. It would seem to indicate more than two … Well spotted dear reader, three reviews it’s gonna be with Miss J. as Will Smith, Mlle L. as Josh Brolin and M. D. as Tommy Lee Jones. So … now … where did I put that flashy thing so that you won’t remember this introduction?

Souvenirs, souvenirs… Nous étions jeunes, le jeudi après-midi au collège nous avions un TD d’anglais parfaitement insoutenable, et nous en profitions pour faire le mur et aller parfois au cinéma, quand nous avions les sous; les films vus dans ces circonstances revêtaient un goût tout particulier et se trouvaient souvent considérablement améliorés par la clandestinité relative de l’expérience. Ainsi, Men In Black s’inscrit très haut dans le panthéon du film du jeudi après-midi, les extra-terrestres et Tommy Lee Jones n’apparaissant alors qu’accessoires, très secondaires en comparaison de Will Smith brandissant un pisto-laser (eh oui, c’est ça l’adolescence). Il s’avère qu’il s’agissait en fait d’un film en soi très honorable et étonnamment inventif ; ce qui n’est pas le cas de MIB2 : mise à part la scène d’anthologie où Tommy Lee Jones apparaissait en préposé des Postes, ce film- sentait méchamment le réchauffé.

Si elle commence comme ça la critique, ça va chauffer …

Nous voici quinze ans après nos escapades collégiennes, et Barry Sonnenfeld nous fait le coup du rappel nostalgique en sortant Men In Black 3 … Le risque était grand … L’échec menaçait d’être fatal … Comme d’habitude, je l’attendais au tournant, le réalisateur !

J’ai vu MIB3, j’en suis sortie ravie, j’ai rigolé d’un bout à l’autre et j’y retourne après-demain.

Ce qui est une façon de vous dire que ce film est une complète réussite (dans son genre, bien sûr; vous vous doutiez bien qu’il ne s’agirait pas d’une escapade Buñuélienne !).

Mlle L. séduite par le bel homme en noir, et prête à l’escapade!

Will Smith, l’acteur chéri de nos années Eau Précieuse, a non seulement gardé mais amélioré son talent comique et sa belle gueule, pour mon total ravissement. Les dialogues sont, il faut bien l’avouer, souvent excellents, et l’agent J se voit offrir d’innombrables occasions de briller, au cours de moments de bravoure du comique de situation, renforcés d’ailleurs par un montage toujours très habile. MIB3 est donc un de ces trop rares blockbusters qui ne se limite pas, en termes d’éclats de rire, aux 5 blagues officielles de sa bande annonce. Ouf !

Face à un Will Smith ravi par son rôle, Tommy Lee Jones joue les absents, remplacé par Josh Brolin, la version “jeune homme” de l’agent K. Ce n’est pas la peine que je vous vende Josh Brolin, vous n’avez pas besoin de moi pour savoir qu’il est parfait, cet acteur.

Le scénario n’est pas mauvais (la collaboration d’Etan Cohen améliorant toujours bien les choses) et la transposition de l’histoire des MIB de 2012 à 1969 donne lieu à plusieurs scènes tout à fait savoureuses. Pour préserver les secrets du film, je dirai simplement que New York, en 1969, était effectivement une planque rêvée pour les extra-terrestres, certains d’entre eux accédant même à une gloire légendaire dans les milieux artistiques … Huhuhu.

John Lennon (en vert), Paul McCartney (de profil), Ringo Starr (de 3/4) et George Harrison (de genou) avant l’opération.

Les extra-terrestres, justement, sont joliment réussis, le recours à l’image de synthèse ayant été heureusement limité au profit des effets spéciaux pratiques. Jemaine Clement (Flight of the Conchords) est méconnaissable et assez convaincant en vilain monstrueux, Michael Stuhlbarg charmant en alien divinatoire un peu fatigué.

En quelques mots comme en beaucoup, Men In Black 3 est un divertissement admirablement réussi, qui tient très bien la route et égale, voire dépasse, nos joyeux souvenirs extra-terrestres. Ça fait très plaisir, je ne demande pas mieux.

En résumé : Men In Black est de retour. On s’amuse gentiment, sans plus, pendant deux heures tandis que Will Smith voyage dans le temps tentant de sauver la planète de la destruction par un extraterrestre laid et agressif. 

Looking for a way to fill a couple of hours up? You could do worse than Men In Black 3, although I daresay you could do a whole lot better, too. The last time I had anything to do with the MIB ‘aliens + Will Smith comedy/thriller/sci-fi’ franchise was in 1997 and I had just sat my final A level exam in history. It hadn’t gone as well as I’d hoped it would. Stalin’s domestic policy was the special subject and I misread the clock, believing I only had 35 minutes left when in fact I had 1hr 35 minutes, but by the time I stopped panicking, my handwriting had gone to mush, and soon there really were only 35 minutes left.

Will Smith, too, is in a race against the clock.

Anyway, the next thing I knew I was in the cinema in Bath watching aliens and Will Smith. And there was the “Here come the men in black, they won’t let you remember (just bounce with me)” song, and Tommy Lee Jones looking very old indeed. Although in fact, I hadn’t seen anything yet, because if you want to see Tommy Lee Jones looking VERY OLD INDEED, you need to see the latest installment: it looks like the unfortunate outcome of plastic surgery and decades on a sunbed. Still, props to the man for getting through it in as spritely a manner as he does.

The film itself? The concept is of course unchanged: the ‘Men In Black’ are a secret agency charged with protecting the planet from alien mischief, monitoring the many harmless aliens on planet earth who, unbeknown to mere mortals, are going about their daily lives, often disguised as humans, and usually without causing too much bother. Humans who notice anything strange afoot alien-wise are duly blasted with a specially patented amnesia gun, which seems to be one of the cooler duties of being a Man In Black.

“This will be more fun for us than it is for you”.

This time, Will Smith has to travel back in time to prevent a particularly problematic alien from obliterating planet earth. There’s some strong comedy moments in just how tricky it is for him to integrate pre Martin Luther King America. Sadly those such moments are a little sparse; while there are also some witty alien visuals, overall it droops on the comedy front. It does however rumble along pleasantly enough and even gives you a slight lump in your throat at the end, if you’re of the sentimental persuasion.

Will Smith looks perky and chipper, the aliens are on good form and there’s enough suspense and flashy sound effects to prevent even the tiredest person from nodding off half way through.  Fans of the genre will probably be quite content, if a little short of ecstatic about this latest – but surely not the last – installment.

In a nutshell: Will Smith has returned and it’s always a pleasure to see him. Not enough for making me crave a n°4 but this third installment is better than the previous Men in Black, in brief a fun and spirited three-quel that should entertain you. I still can’t find that neurolizer … oh well!

Quatre ans sans Will Smith alors que Louis Garrel tourne toujours … espérons que le retour de l’un signifiera la disparition de l’autre. De nos écrans, hein, disparition de nos écrans, déjà que je fais dans l’ad hominem, je ne vais pas en plus pousser au crime. Ce genre de réserves n’est pas le fort d’un agressif Boglodite, Boris (Jemaine Clement à la dentition … britannique?) qui réussit à s’évader de sa prison lunaire pour revenir se venger de celui qui l’y a enfermé, l’agent K (Tommy Lee Jones, sous valium). Finaud, Boris se rend compte qu’à la loyale, la lutte est inégale, et ayant probablement vu les films de Terminator dans sa cellule, il sait ce qu’il lui reste à faire. Non pas trucider Sarah Connor, mais voyager dans le temps, retourner dans le passé et supprimer K quand celui-ci, quoique jeune et fringant (Josh Brolin, impeccable), ne s’y attendra guère. Etonnamment peu réceptif à cette idée, l’agent J, partenaire fidèle de K, sautera à son tour dans l’histoire jusqu’en 1969 pour empêcher ce vil assassinat d’avoir lieu.

Boris et une fille canon s’entrainant à être vils et assassins

Vous vous doutez bien que J finira par l’emporter, déjà parce que c’est Will Smith, mais aussi parce que c’est une comédie et que vous avez peut-être même vu les précédents opus (opi?). La formule reste en conséquence très proche de celle du n°1 et elle est tout à fait plaisante. L’alchimie qui lie J à K, que celui-ci soit dans sa version âgée ou rajeunie, fonctionne admirablement et c’est un bonheur de voir se chamailler et s’épauler ces deux protagonistes. Efficace sans être exceptionnel, Men in Black 3 rattrape le souvenir déçu du n°2 mais ne dépasse pas l’étonnement et l’excitation ressentie au n°1, revu récemment et toujours très distrayant en dépit de ses imperfections. Par goût, on peut regretter que l’enquête course-poursuite et une touche de mélo familial prennent le pas sur l’humour et le bonheur de découvrir quelques extraterrestres de plus (il y a bien Lady Gaga, mais ça, je crois que tout le monde s’en doutait).

Barry Sonnenfeld, le réalisateur, remplit son cahier des charges mais ne va pas plus loin. Film pop-corn calibré dont le but premier est de faire fonctionner les tiroirs-caisses du monde entier, MIB3 est suffisamment sincère pour emporter l’adhésion, suffisamment vif pour plaire aux amateurs de film d’action, suffisamment sentimental pour que le public soit ému et suffisamment drôle pour sourire en sortant de salle. C’est bien, mais, je dois dire, j’attendais mieux.

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Planet 51

In a nutshell : Nostalgia of the fifties is funky, deep in space, on planet 51, where one finds out that conspiracy theories are false, they don’t go far enough.

Je suis amateur de cinéma asiatique et « Mother » le nouveau film du Sud-Coréen Bong Joon-ho m’intrigue et m’attire. J’ai donc convaincu Miss J. de m’accompagner pour aller voir le film. Nos tentatives furent jusqu’à présent vaines, rencontrant à chaque fois des salles combles et la nécessité de trouver un autre film suffisamment attirant. Et vite, très vite. Les multiplexes offrent heureusement des alternatives et c’est le pectoral saillant, l’œil vif et le menton conquérant que nous choisîmes un dessin animé européen (hispano-britannique) : Planet 51.

Imaginez une planète lointaine peuplée de petits êtres verts et ceux-ci vivent le rêve américain, celui des années 1950, du travail pour tous, une vie confortable en banlieue,  la sécurité, le confort matériel et le samedi une soirée au cinéma à  se faire peur devant la dernière grosse production, celle qui effraie délicieusement et offre du rythme et un certain exotisme.  Le film qui marche le mieux est une série sur des extraterrestres effrayants qui envahissent cette jolie planète et réduisent la population en esclavage avant de déguster ses organes, cette ignoble menace est celle des “Humaniacs” qui ressemblent étonnamment au malheureux et très (trop, quel que soit le sens du mot) brave astronaute terrien Chuck Baker (Dwayne Johnson) qui s’imaginait découvrir une autre lune plutôt qu’une réalité nostalgique et alternative de sa propre planète.

Et les joies sont alors multiples pour le cinéphile, non seulement la qualité de l’animation est équivalente aux meilleurs réalisations de Pixar et cette reprise burlesque inversée d’E.T. peut tenir fièrement tête à la concurrence américaine, mais les références aux incontournables de la science fiction ajouteront encore au plaisir. C’est avec malice que l’équipe rend hommage aux classiques, des films de série B des années 50 à X Files et Wall-E en passant par Mars Attacks, Alien, 2001, La guerre des étoiles et tous les films qui ont pu ravir votre âme enfantine d’ufologue.  Cette maturité liée à des dialogues enlevés fait oublier la sveltesse du scénario et excuser le côté assez sage de ce film tout public. Voici un agréable divertissement qui explique enfin pourquoi nos sondes ne nous envoient que des photos de cailloux et le danger de trop croire au cinéma, même si parfois on le souhaiterait vraiment.

En résumé :Cette animation sur l’invasion terrifiante d’une planète par une armée brutale, composée d’un seul astronaute peu doué sur le plan intellectuel, vous remontera le moral. Garanti ou remboursé.

Planet 51 is a slick animated film that looks and sounds honest-to-god like an American movie, but is in fact a joint Spanish and British production (and indeed at one point, John Cleese makes an appearance as a mad scientist). It’s set on Planet 51, billions of miles away but uncannily similar to earth, although it rains rocks, so people need much tougher umbrellas (and perhaps craniums). Its inhabitants moreover live in a carbon-copy extra-terrestrial version of 1950s America, complete with diners, crooners and genuine, good-natured wholesome neighbourhood spirit. The young main protagonist, Lem (Justin Long), embarks the film celebrating having being hired, at a pinch, as a guide at a planetarium (although he briefly set it on fire during his tryout teaching session, only saving the day by using the drama to enthral the kids – I have taken note). Teaching about the universe is a passion of his, especially the part about it being 600 miles long. Lem is crazy for his next-door neighbour Neera (Jessica Biel), working up his nerve so he can one day ask her on an actual, proper date, the swellness of everything making his heart soar. His perfect life gets shattered however when he finds himself babysitting a space invader, in the form of a very meat-headed, if well-meaning, astronaut sent from earth by NASA, Captain Charles “Chuck” Baker (Dwayne Johnson).

The problem is that Planet 51 has been gorging itself on horror ‘Humaniacs’ films ever since horror sci-fi films became the 1950s rage over there. So when the friendly meat-head lands expecting nothing but a brief reconnoitre, he’s shocked to discover not only an advanced civilisation, but one where he’s at the top of its military’s most wanted list. He begs and beleaguers Lem into hiding him and helping him get back to his spaceship. He’s also reunited with ‘Rover’, a missing NASA probe with a wagging aerial, who has such convincingly doglike qualities he has to be one of the most endearing animated robotics ever. He’s been spending his time on the planet joyfully collecting rocks to stow away in his metal underbelly, which are in plentiful supply owing to Planet 51’s above-mentioned climactic tendency for stone storms. The whole thing’s a sparkling, slick affair, with lots of parodical back-references to classic 50s movie culture as well as more modern-day horror/sci-fi, such as an ‘Aliens’-esque pet dog which attaches itself horrifyingly to Chuck’s face with its exuberant extending suckers. It cracks on at a smart pace and there’s plenty to keep the energy high and the storyline moving. While there’s nothing in it that raises Planet 51 to the exceptional, it’s a very solid animation and a much-needed cold February mood-lifter.

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