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Une nuit

In a nutshell: A cop (Roschdy Zem), who might be corrupted, and his rookie partner/driver (Sara Forestier) spend the night going around Paris’ after-hour joints and nightclubs. A low key and modest yet engaging film noir.

C’est plutôt solitaire et triste une ville la nuit, en tout cas pour le taciturne commandant Weiss, un policier de la brigade mondaine (charismatique Roschdy Zem) faisant le tour de son territoire, Paris et ses bars, ses boîtes, ses lieux de perdition. D’autant plus que l’homme est sous la surveillance de l’IGS (l’inspection générale des services), et les boeufs carottes veulent le faire tomber pour corruption. L’est-il ou non, corrompu, le spectateur le découvre doucement en même temps que son chauffeur/partenaire d’une nuit, la brigadier débutante Laurence Deray (L. Deray pour nos amis gastronomes), interprétée par une Sara Forestier – Dieu merci – presque muette.

Le seul choix discutable de film sombre et félin, épais comme de la crème.

Pour jouer un instant au sémioticien, l’affiche ci-dessus vous décrit bien le film, les lumières festives du Paris nocturne sont extérieures à la concentration renfrognée de Weiss (dont le nom est également parlant, blancheur allemande à la lecture, devenant vice anglais une fois prononcé), statique malgré l’arrondi du pare-brise qui indique la voiture et donc le déplacement, ainsi que, peut-être, un rappel discret au scaphandre des astronautes et à leur solitude tandis qu’ils flottent dans l’espace glacé. Et cette balade séduit car le travail de Philippe Lefebvre refuse tout spectaculaire pour se concentrer sur la réalité d’un travail de police indispensable et peu évident.

Tandis que s’esquisse une guerre de territoire feutrée entre deux propriétaires de boîtes de nuit, l’ambigu n°1, Tony Garcia (Samuel Le Bihan), et son gourmand et peu honnête dauphin, Jo Linder (Jean-Pierre Martins), Weiss, chargé par sa fonction de décider qui ouvre et ferme tout établissement à Paris, se voit instrumentalisé par les deux clans. Un piège se referme tandis que l’on comprend que le dangereux métier de la Mondaine est de sans cesse flotter entre deux eaux, participant à un ballet d’échanges de services et renseignements qui construisent une réputation, préparent un coup ou défont une vie. Pas de coups de feu dans ce film, mais une chasse aux informations utiles, ce qui crée une tension discrète mais bien réelle, rappelant les plus belles heures du cinéma policier des années 1970.

Flic de la vieille école, voyou "new school", va y avoir distribution de mandales francophiles

Même si les qualités de ce long métrage, hésitant entre téléfilm, documentaire et esthétique assumée de film de genre, sont moindres que leurs augustes modèles, on ne peut s’empêcher de penser à Melville et de manière plus contemporaine à Michael Mann et John Gray. Roschdy Zem est un admirable héros melvillien, (presque) aussi magnétique que Delon dans le Samouraï, le scénario évoque les tensions d’appartenance et la fatalité chères à Gray, et, sans sa maestria visuelle, ni sa force dramatique, Une nuit s’inscrit pleinement dans la lignée de Collateral. Néanmoins, cette modestie ne nuit pas au projet, et l’excitation et l’inquiétude sourdent de ce joli film d’atmosphère, rehaussé par la bande originale très lynchéenne d’Olivier Florio. Lefebvre propose un très intéressant portrait-métaphore d’un service de police dans un état transitoire, à la limite de l’anxiogène, au travers de son héros, témoin privilégié d’un milieu vénéneux, aux frontières poreuses.

Il y a donc de quoi se réjouir, car, s’ajoutant à d’autres succès, nombre d’entre eux chroniqués ces derniers mois sur ce site, Une Nuit participe à la renaissance d’un cinéma français de qualité, populaire et varié. 2012 s’annonce bien.

En résumé :  Un polar de qualité sur les difficultés d’éviter la corruption au sein de la brigade mondaine.

I don’t know if I was just having a bad day, but I had a really terrible time with the French in this film – in fact, the worst time I can remember having with it since about 2001! Truly baffling. Short, clipped dialogue kept machine-gunning out of the characters’ mouths, and I was left perplexed, replaying the gargled series of noises I’d just heard over and over in my mind,  getting no closer to understanding what on earth was happening. If it had not been for Monsieur D. kindly whispering a synopsis update into my ear every few minutes or so, I would have been completely, utterly lost throughout the entire sorry affair.

Luckily, though, I was lucky enough to have a decent summary and after about half an hour, I was finally on my way to working things out for myself – or at least, enough to have half a chance at enjoying myself. Une nuit is a very decent thriller starring Roschdy Zem as Weiss, a member of the Parisian vice squad who is himself under scrutiny for corruption. We get to follow Weiss  as he does his rounds through the night, driven by a wide-eyed Laurence Deray (Sara Forestier), who is new to the assignment.

Insert edgy and utterly incomprehensible dialogue here

For an ‘alternative’ tour of Paris by night, you could do a lot worse than this film, which zips around just about every area of Paris as Weiss tries to extract information, call in favours, and has the odd shot or three. Although we find out that his close friendship with Paris’ number one nightclub owner has brought about more than a few conflicts of interest,  the overall impression is that he has little choice but to operate as he does – the job simply isn’t doable without concocting a web of favours and obligations with the main players in the Parisian nightlife scene. Overall it makes for an edgy, rewarding watch, although I must admit I would have killed for some subtitles.

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