In a nutshell: I’d rather not talk about it … I feel ashamed, dirty even … but at times a reviewer’s gotta do what a reviewer’s gotta do. Go watch it if you are Guy Pearce’s n°1 fan, and then go cleanse yourself. Or go if you want further proof that any scenario developped from a Luc Besson’s idea is a big no-no. Now, go cleanse yourself.
Voilà un film vu entre deux activités. En douce. Pour tuer le temps. Et parce que un p’tit film d’action, parfois, c’est sympa. Une erreur. 96 minutes d’ennui. Une catastrophe. Comment vous résumer l’ensemble ? Faut-il le faire ? Je ne sais, je ne m’en remets pas. Il semblerait que Luc Besson ait décidé de lancer une collection Série Z dont la bêtise consternante ne serait dépassée que par l’indigence générale du scénario, des dialogues et de la mise en scène. Nous avons ici une très jolie tête de gondole.
Pour le scénario, prenez New York 1997 avec Kurt Russel, pour les répliques sarcastiques peut-être Piège de Cristal, et pour l’ambiance en apesanteur Alien et vous aurez les références, le rêve des deux tâcherons qui ont réalisé le film. Mais James Mather et Stephen St Leger sont loin, bien loin de leurs glorieux aînés, et même épaulé par un Guy Pearce très en forme, le résultat est au mieux affligeant. Après quelques minutes engageantes, laissant présager une série B honnête, testostéronée, un peu pataude mais de bon aloi, Lock Out s’enfonce dans l’irrémédiablement stupide, caricatural et primaire. Alors parfois un grand acteur dans un nanar extra-atmosphérique vaut le prix du billet, mais là, non, cent fois non.
Assister à la mutinerie la plus invraisemblable du système carcéral et la résolution par l’absurde d’une prise d’otage ne vous réjouira pas, cela soulignera seulement le mépris dans lequel on vous tient en tant que spectateur. Les effets spéciaux sont bâclés, l’esthétisme du film ne fonctionne en rien, les scènes d’action sont pour la plupart illisibles, le montage est mollachu, la direction d’acteurs à la truelle. Alors quand Télérama vous annonce que vous retirerez de Lock Out “un certain plaisir (coupable ?)”, que Chronic’art trouve que ce film “démontre qu’il reste un peu de bonne soupe au fond des vieux pots”, ou encore que Le Parisien ou Ouest France estiment que “c’est efficace, rythmé, tendu et spectaculaire” et que “Lock Out ne manque pas d’un certain panache”, j’exige des excuses.
Bon, je sens que je vais avoir des séquelles après ce film. Je ne peux en rien garantir mes prochains choix, ni même s’il est bon que notre espèce survive. Je vais retourner sangloter dans mes oreillers et espérer que Prometheus soit à la hauteur.
Méfiez-vous des “thrillers d’anticipation”.
Méfiez-vous !

