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The Dictator

In a nutshell: Half political farce, half romantic comedy, the boundary ignoring Sacha Baron Cohen comes back with another hero of triumphant imbecility. It does work because SBC does things so awful no one would ever dare to try them: great, but not for all audiences.

Un film qui s’ouvre sur un hommage à Kim Jong-Il peut-il être vraiment mauvais ? Non, bien sûr, et dans un style digne de la belle époque d’Hara-Kiri, Sacha Baron Cohen, qui jamais n’a dû entendre parler du Professeur Choron ou de Cavanna, nous propose une fable “bête et méchante” retraçant le premier voyage aux Etats-Unis, “un pays bâti par les Noirs et possédé par les Chinois”, de Aladeen, dictateur de Wadiya, autocratie pétrolière nichée près du Soudan, dans le nord de l’Afrique.

Aladeen et ses 40 gardes du corps

Tout comme Ali G. (dont j’ignore tout sauf la bande annonce), le réjouissant Borat ou le faiblard Brüno, Sacha Baron Cohen propose de suivre un héros d’une crétinerie abyssale et triomphante, mais cette fois-ci, sans doute rançon d’une gloire méritée, son film n’a rien d’un documentaire et assume un statut fictionnel en rendant hommage à un dictateur d’une brutalité capricieuse et d’une ignorance crasse.

Brutalité capricieuse et ignorance crasse, à vous de choisir

Après une première partie caustique se moquant des us cruels des Saddam Hussein et autres Kadhafi, Aladeen part à New York pour éviter l’invasion et le bombardement de son pays par des forces internationales menées par les Etats-Unis. Là, il échappe à un coup d’Etat et tombe amoureux de Zoey (Anna Faris méconnaissable), une bo-bo propriétaire d’une épicerie écolo-organique. La satire est intéressante car le message politique initial semble s’effacer devant une comédie romantique contre-nature. Or, SBC s’attaque à bon nombre de dogmes de ce qui structure le politiquement correct des pays occidentaux et démonte avec sa témérité habituelle et son manque total de retenue la bien-pensance dans laquelle nous nous trouvons tous.

La retenue est allée se rhabiller … pas forcément de manière appropriée.

Ainsi, Aladeen, dans un discours final, hommage direct à l’autre Dictateur (“The Great” one, celui de Chaplin), souligne bien que le but de ce film, si but il y a, est plus de dénoncer nos propres faiblesses que de se moquer des quelques dictateurs officiels restant, suffisamment guignols et ridicules pour n’avoir pas besoin d’être longuement brocardés. Suivre le couple Zoey-Aladeen et l’influence réciproque qu’ils peuvent avoir l’un sur l’autre pourra faire cruellement sourire.

Un programme nucléaire à faire douter de celui d’Ahmadinejad

Pour le reste, que vous dire … misogyne, homophobe, raciste, antisémite, scatologique, vulgaire, ignorant sciemment les limites de la décence, The Dictator n’hésite devant rien ni personne, servi par son très talentueux interprète. Cela peut faire rire, et ce fut mon cas, comme celui de la salle très enthousiaste dans laquelle je me trouvais, mais je comprendrais parfaitement que cela déplaise à certains, car j’avoue qu’à certains moments mon rire fut plus de défense que de joie. Toutefois, à l’instar des comédies de Mel Brooks, la multitudes des gags fait oublier ceux qui échouent ou la paresse de quelques scènes pour retenir ce qui, pour vous, est le plus percutant. Ici, ça casse, mais la farce passe.

En résumé : Mauvais goût assumé. Sera-t-il le vôtre ? Il est le mien.

Due to unforeseen events, that some misguided members of the press might have called a “coup”, Miss J. wasn’t able to write her review yet.

Now on holidays with M. D., she prefers “sipping” “cocktails” and having “fun” than writing a review on this magnificent movie, the Pearl of the Middle-East, the Jewel of Humour!

She obviously wishes you, dear reader a beautiful Summer and will come refreshed in August with new movies and new reviews.

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Madagascar 3, Bons Baisers D’Europe

In a nutshell: Take a random kid to the movie. Any kid. You’re going to have fun! Frantic and humorous, Madagascar 3 is even even better than the first one, even though, or maybe because, it makes absolutely no sense. Now, give back that kid.

Parfois l’improbable survient. Non seulement un numéro 3 est meilleur que le numéro 1 (et non, je ne fais pas de commentaires sur le monde du tennis) mais en plus, le troisième épisode d’une série médiocre et bon enfant réussit à trouver le ton juste et à offrir un divertissement imaginatif et réellement attrayant. Pour dire, même si je ne suis toujours pas convaincu par la 3D, elle ne m’est même pas apparue irritante ou superfétatoire. Estimant, sans doute à juste titre, que le mouvement remplacerait un fond qui jusqu’alors n’avait jamais marqué par sa profondeur ou sa pertinence, Dreamworks propose une comédie parodique sous stéroïde dont les tentations hystériques ne dépassent jamais les éclats de rire.

Plus effrayante que les Hell’s Angels, la police animalière monégasque!

Les héros habituels de la série poursuivent leur tour du monde pourchassés par la terrifiante Chantal Dubois (voix de la merveilleuse Frances McDormand), sorte de Cruella monégasque qui se serait entraînée dans Matrix, et qui veut la tête d’Alex, le lion (Ben Stiller). Littéralement. Pour lui échapper, Alex et ses amis trouveront refuge dans un cirque mal en point qu’ils aideront alors à transformer pour le meilleur. L’intrigue est mince, la logique entre les épisodes ténue, mais à la différence du Grand Soir, comme dans un spectacle de cirque achevé, la représentation, sans être exceptionnelle, convainc.

Les répliques font mouche, le comique de situation marche à plein, et les réalisateurs (Eric Darnell, Tom McGrath et Conrad Vernon) ont inséré suffisamment de clins d’oeil et de références pour que tout le monde, enfant ou adulte, y trouve son compte. On peut même être impressionné par la capacité démontrée à jouer des différents codes cinématographiques sans tomber dans la lourdeur habituelle des films parodiques. De Saw à Edith Piaf, tout passe sans lasser. Habile, ludique et complètement idiot, on ne regrette pas sa séance

En résumé : Tatatadadada Circus, tatatadadada Afro, AfroCircus, Afrocircus, toudoudoudoudoudoudou …

I must admit that it was the penguins that drew me to this one. I don’t think I saw the first Madagascar animation, but in number two, it was definitely the crafty penguins that stole the show. In number three, the penguins are still going strong, but they get a run for their money on the catchy stakes from ‘Afro Circus’ zebra (Chris Rock) who you can see doing his thing in multiple languages here.

Plotwise, they don’t even try to make sense and it’s all to the good of the proceedings. In brief, lion and friends are pining for New York and their old life in the zoo, and are determined to make it back, but to do so, they need to track down the penguins who have gone off in their home made aeroplane to Monaco to play at the casino.

Undiluted fun

There’s a brisk swim from the African subcontinent to the mellow waters of Monaco (why not on to NY by that point? I don’t know…),  a circus run entirely by animals, and a psychotic animal detective who would make Jim Carey tremble in his boots. The point of the thing is to have as loopy, escapist time as possible in glorious 3D technicolour, and it’s all quite splendid.

Fans of chipper, hyper-professional animation with a twinkle in its eye should run to the cinema – or the nearest DVD store – and give this a watch. As Monsieur D said, invite a child as an alibi if your credibility’s at stake. As for me, I had a fab time. Afro circus, afro circus!

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Hugo Cabret

En résumé: Un film de Scorsese atypique qui mélange mystère et sentimentalisme, tout en rendant hommage à l’ère des films silencieux du début du vingtième siècle. C’est visuellement très beau, mais au final, l’intrigue manque de punch.   

It’s been quite a while since I saw Hugo Cabret - Christmas, in fact – but in honour of this film’s nomination at the 2012 Oscars, it seemed high time to review it. This isn’t your typical punch-in-the-face Martin Scorsese production – it’s a sentimental children’s mystery story and a celebration of the golden age of silent pictures, set in Paris in 1931. The film was shot in 3D but I saw it in old school 2D, which turned out to be a bit of a pity, as the visuals were its strongest suit, and I suspect the 3D worked quite well.

Asa Butterfield stars as Hugo, a 12-year-old orphan who lives in the clock tower of a Parisian station, and has a knack for fixing gadgets. He has to take great care not to get caught by the zealous stationmaster Inspector Gustave (Sacha Baron Cohen), who has a penchant for throwing helpless orphans into cages and sending them off to the worst sort of orphanage. Hugo has custody of a splendid automaton which his father (Jude Law) had been fixing up before his death – his task is to figure out what sort of mysteries it’s concealing by locating all the missing pieces to make it work, which brings him into the path of the station’s grouchy toy salesman (Ben Kingsley). It turns out the salesman has a secret past, and Hugo seems destined to meddle with it.

Grumpy toy salesman ahoy

The film’s visuals are indeed the best thing going for it: this homage to silent pictures works its socks off to convey a sense of wonder at the technical magic that is cinema. Sadly, somewhere in the mix they forgot to pep up the plot into something more than strangely slack. It was impossible to fault the sentiments at stake, but there was almost zero tension to the thing. Worse still, the cinema where I saw it was plagued with a couple of knuckle-draggers who hadn’t received the memo about the need to refrain from talking at full volume throughout a film you (and others) have paid good money to, uh, watch. Finally they left 30 minutes before the end – sweet relief… it was more enjoyable from there. But still, this film was far from a must-see: just a nice-to-see. Let’s see how it does at the Oscars!

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