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Tower Heist (Le casse de Central Park)

In a nutshell: A bunch of usually good actors directed by a usually fun director get stuck in a tower and a comedic heist where disgruntled employees led by Ben Stiller and Eddie Murphy try to get even with the evil financeer, Alan Alda, who bamboozled them. They wanted to make a deeper Ocean’s 11 but got an unwilling Towering Inferno.

Il est dit qu’un soir de beuverie Eddie Murphy, alors au sommet de son art comique, cracha face au vent du sud-ouest et se rit de lui. Mauvaise pioche, le roi des démons du vent maudit l’acteur car on ne se moque pas impunément de celui qui amène sécheresse et famine si on ne le traite pas avec respect, celui qui a des griffes à la place des pieds, une queue de scorpion et quand il est en forme un pénis en forme de serpent. Cela eut trois conséquences, une blague grivoise calamiteuse à base de viagra et d’orvet murmurée par le comédien, le retour sur le devant de la scène de Pazuzu (les Babyloniens lui disent merci), et une loi résumant l’ensemble, celle de Murphy (Eddie) : si quelque chose peut mal tourner dans un film comique, cela arrivera infailliblement dans un film avec le célèbre comédien, jadis si drôle.

Le Casse de Central Park ne fait pas exception à la règle. Doté d’un scénario étique et d’une brochette d’acteurs individuellement doué mais aussi brillant en groupe qu’un morceau de charbon dans une cave sombre, le braquage de l’appartement en attique d’un financier véreux à la Bernie Madoff (Alan Alda) par les employés de son immeuble qu’il a aussi escroqués ne convainc pas. Le gérant de cette résidence de luxe, John Kovaks (Ben Stiller, dont le jeu d’acteur ces temps consistent surtout à regarder fixement la caméra de ses yeux cobalt) mènent les opérations, se sentant responsable d’avoir confié toutes les économies de ses équipes à ce voyou en col blanc. Il s’entoure pour cela de bras cassés insignifiants et de “Slide” (Eddie Murphy, excellent), délinquant miteux qu’il estime être le coach approprié pour savoir comment cambrioler l’infâme magnat.

"Et à un moment dans le film, Ben, tu verras, tu seras même brièvement drôle"

Les gags sont rares, souvent vulgaires et poussifs. Casey Affleck a beau répéter le mot “vagin” et parler de l’étroitesse de celui de sa femme enceinte pour exprimer ses craintes de devenir père, l’idée de rire ne m’envahit pas inextinguiblement. Les seules plaisanteries qui pourront faire naître si ce n’est l’hilarité (ne poussons pas) du moins un sourire sont celles que vous trouverez dans la bande annonce ci-dessous. Le casse lui-même est atterrant et les retournements de situation téléphonés. Brett Ratner, habituellement habile faiseur, n’a su cette fois-ci suivre le rythme de sa bande originale nerveuse et funky. Tout s’affaisse, tout lasse, tout accable. Murphy est sous-employé, il apparait et disparait étrangement tout au long du film, et l’alchimie que Ratner avait réussi à faire surgir entre Jackie Chan et Chris Tucker (Rush Hour), ou même Jacke Chan et Owen Wilson n’existe pas avec Stiller.

Occasion ratée qui laisse le temps de réfléchir sur le temps qui passe ; Le Casse de Central Park fait tout de même preuve d’une intéressante ironie en confiant à des acteurs millionnaires (le fameux 1%) le devoir de représenter les 99% et leur légitime indignation. Nous vivons une époque sans vergogne. Je vais aller retrouver mon ami Pazuzu et lui demander de lever sa malédiction, Murphy a suffisamment payé,  et ensuite, s’il le souhaite, nous irons revoir The Trotsky, un film montréalais qui dépote. Par ces temps hivernaux et mélancoliques, une comédie politique intelligente ne peut pas faire de mal.

En résumé : Que faire quand votre patron vous a piqué tout votre pognon que vous pensiez épargner pour votre retraite? Se venger, bien sûr! Un film d’humour facile qui n’est pourtant pas totalement dénué de charme.

It had been a long day. I wasn’t in the mood for anything heavy, but perhaps something with a bit of a kick to it. The trailers for Tower Heist had made it look funny, high energy and like it wanted to lay into thieving business scoundrels, so it looked like it could fit the bill.

One major doubt… Tower Heist had been sent straight to the underground hovel of a cinema that is UGC Orient Express, which nestles next to the RER station at Les Halles and which regularly feels like one of its platforms given how loud the trains rumbling by are. The place is usually a dumpster for films at the tail end of their release which have had a few decent weeks at UGC Les Halles, but which are still drawing a straggle of spectators so they don’t want to totally pull the plug yet. When films go straight to the UGC Orient Express, it usually means they’re a bit rubbish. Especially when they have names as big as Ben Stiller and Eddie Murphy in their credits, which usually guarantees at least a week in the nice(r) cinema.

And I suspect that if you ask Monsieur D, he’ll suggest that film was lucky to have made it to UGC Orient Express at all, and should have been given a battery powered first release in the middle of the Gobi desert, projected for free onto the back of a stained old tablecloth to a couple of passing camels. Anyway, I didn’t find it quite as bad as all that and was happy enough to sit back as the script galumped along unconvincingly and the actors gave it all the pep they could.

A... an UGC Orient Express release? Some mistake, surely?!

The story centres around Ben Stiller’s character, Josh Kovacs, who manages the staff at an insanely luxurious residential skyscraper in the heart of New York, whose main tenant Mr Shaw (Alan Alda) happens to be one of those fraudster types. Thanks to his heartless plundering antics the block’s staff all find themselves swindled out of their pension funds, so with the help of some embittered colleagues, Kovacs plots to storm his apartment and steal his emergency fund kitty, which they guestimate to be worth in the region of 20 million dollars.

The rest of the time is spent watching them bungling around, getting constantly screwed over by Eddie Murphy’s character Slide, whom they’re convinced as an excon will be able to help them with their plot, despite ongoing proof to the contrary. No easy laugh is left unturned, and I found myself chuckling along at least some of the time, enjoying the good humour behind all the silliness. Case in point: man locked in cupboard plus salsa music = quite funny actually. Ahem. Luckily for high quality cinema, we took ourselves off afterwards for a dose of Moneyball at UGC Les Halles, and it was quite a different pair of sleeves, as the French would say (trans: kettle of fish).

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